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Zoom sur l’investissement socialement responsable

par La rédaction - le 09/12/2021

L’investissement socialement responsable est une démarche active qui consiste à sélectionner les investissements en fonction des convictions propres à chaque  gestionnaire d’actifs en matière sociale et de développement durable. Il est en plein développement.

L’investissement socialement responsable (ISR) consiste à prendre en compte des critères extra-financiers dans ses choix d’investissement. Elle est plébiscitée par les investisseurs. Selon les statistiques de l’Association française de gestion les encours de l’ISR ont successivement progressé de 40% en 2018 et 32% en 2019 pour atteindre 1.860 milliards d’euros. Si on prend l’exemple des seuls fonds labellisés ISR, d’après les chiffres du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) de décembre 2020, sur le bilan et les perspectives du label ISR, l’encours total des fonds labellisés atteint 212 milliards d’euros, soit 5,8% de l’épargne financière de ménages français.

Plusieurs types de sélection ESG

La gestion ISR consiste à intégrer des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la sélection de ses supports d’investissement. L’approche best in class, consiste à privilégier les entreprises les mieux notées du point de vue des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ou celles qui affichent les plus fortes convictions au regard de ces critères dans leur secteur d’activité. Cette approche n’exclut aucun secteur ni aucune industrie, y  compris les secteurs considérés comme nocifs pour le développement durable.

Approche alternative, la stratégie d’investissement best in universe  est une démarche de sélection ESG qui consiste à privilégier les entreprises les mieux notées d’un point de vue extra-financier, indépendamment de leur secteur d’activité. Dans ce cadre, les secteurs qui sont considérés comme les plus vertueux sont de facto plus représentés dans la sélection finale.

Le recours aux exclusions

La gestion ISR peut également prendre la forme d’exclusions. Il peut s’agir de pratiquer des exclusions sectorielles sur un univers d’investissement : c’est-à-dire d’exclure les entreprises tirant une part significative de leur chiffre d’affaires. Il peut s’agir d’exclusions éthiques avec des activités comme  comme l’armement, l’alcool, le tabac, les jeux d’argent, la pornographie ou d’exclusions environnementales visant  la production d’huile de palme, les OGM ou encore l’extraction d’énergies fossiles.

Il peut aussi s’agir d’exclusions normatives qui consistent à exclure les entreprises qui ne respecteraient pas les normes internationales (Déclaration universelle des droits de l’homme, Déclaration de l’Organisation internationale du travail, Principes du Pacte mondial des Nations Unies, etc…).

Et la performance financière ?

La gestion ISR ne consiste pas à sacrifier la performance financière. Bien au contraire, elle consiste à concevoir des solutions d’investissement plus efficaces. L’intégration des critères ESG permet de compléter l’analyse financière traditionnelle. Le gestionnaire d’actifs peut ainsi identifier des opportunités et des risques potentiels et cibler les entreprises à même de mieux relever les nouveaux défis de demain. Et les entreprises qui performent au regard des critères extra-financiers sont également celles qui se sont montrées les plus résilientes dans la crise que nous traversons. La performance au regard des critères ESG constitue un facteur de performance financière. Ce n’est pas un des moindres attraits de l’investissement ISR.

 

La rédaction

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